Et en Suisse alors ?

En Suisse, il est légal de transitionner. C'est une chance que tout le monde n'a pas, notamment dans certains endroit aux USA. La thérapie hormonale et une partie des chirurgie sont totalement remboursées par l'assurance de base, bien que selon l'assurance à laquelle on est souscrit, il sera plus ou moins simple de demander ces remboursements.

Depuis le 1er 2021 il est d'ailleurs beaucoup plus simple de réaliser une transition administrative. Avant 2021, il était possible de changer son prénom et son genre assignée à la naissance en attaquant le gouvernement en justice et qu'un juge décide si la personne trans est assez trans pour autoriser ce changement. Ce parcours était long et cher, il fallait un avocat, payer des frais de justice et passer des heures devant un juge et, selon le juge, passer plusieurs fois au travers du processus. Maintenant, le gouvernement Suisse est passé sur un système bien plus acceptant des personnes transgenres. Il part du principe que la personne qui se présente pour changer son genre assigné à la naissance ne ment pas, et donc permet, dans un rendez-vous de 15 minutes auprès de l'état-civil, d'aligner le genre administratif au genre vécu.

Drapeau Suisse

Pour ce qui est du vécu des personnes transgenres, le Swiss LGBTIQ+ panel fait un rapport par an, qui a pour but de mesurer l'acceptation et l'intégration des personnes LGBTIQ+.
En 2022, sur 3468 personnes, 15% s'identifiaient comme trans* ou non-binaire. Le panel a remarqué que les personnes transgenre et non-binaire ont tendance à moins faire leur coming-out. Cela peut être causé par de nombreux critères.

Illustration détaillée dans le paragraphe précédent

Si l'on regarde la figure 4 du rapport, on peut voir que dans la plupart des cas, les personnes appartenant à des minorités de genre sont moins soutenus que les personnes appartenant à des minorités sexuelles. La figure 8 nous apporte une vision des pensées positive et négative comparées aux autres. On y remarque que les personne trans ressentent nettement plus souvent des pensées négatives que les personnes cisgenre (non trans).

Figure 4 mentionnée et décrite dans le paragraphe à gauche
Figure 8 décrite dans le paragraphe du dessus

La partie qui me fait le plus peur est la santé. 33% des personnes trans et non-binaires estiment que leur santé est mauvaise, comparé à 12% chez les personnes cisgenre et hétérosexuelles.

Figure 9 décrite dans le paragraphe en dessous

Sources

Swiss LGBTIQ Panel (Ed.). (2022). Mouvement LGBT. Récupéré de https://swiss-lgbtiq-panel.ch/wp-content/uploads/2022/12/LGBTIQPanel_Report22-FR-online_2.pdf
360 Magazine. (2017). Transition et démarches médicales. Récupéré de https://association360.ch/trans/conseils/transition-demarches-medicales/
RTS. (2022). Le changement de sexe à l'état civil facilité dès le 1er janvier 2022. Récupéré de https://www.rts.ch/info/suisse/12597603-le-changement-de-sexe-a-letat-civil-facilite-des-le-1er-janvier-2022.html